Fraises

20 mars 2014

Cher Giuseppe

J’ai planté selon votre désir des fraises dans mon carré de roses et il s’est produit un événement miraculeux

elles ont pris la forme d’un cœur et paraissaient juteuses

Je me promenais   j’ai imaginé votre tango  votre allure de Rudolph Valentino portant une fraise

Sur un mur végétal nous dansions parmi les fraises des bois  nous tenions en équilibre  et nos souvenirs nous rappelaient que nous nous étions aimés d’un amour platonique  spirituel recherchant tous deux une dimension spatiale

J’avais devant moi  un cœur que je  n’osais effleurer tellement son parfum me ravissait

Fraise  Henri IV  portait en corolle  sur le sofa  un solitaire  à m’émouvoir parmi les cheminements des curieux                                                                                 Dans le sous-bois  des cerises guerrières offraient leur parure sur un ambassadeur

Je goûtais avec délice ce gâteau que j’avais appris dès mon enfance                                                                             Il faisait penser à une charlotte

Un oiseau migrateur passait par là  et exécuta des cercles comme s’il avait aperçu une proie

Il  avait l’œil perçant mais ne pouvait franchir le couloir d’odeurs bienveillantes

Vous avez esquissé quelques pas  avec une soupirante qui avait une certaine aisance en haut vol   vous lui avez appris le GDY qui est une botte secrète du tango

Elle avait une  fraise tatouée  sur la hanche droite  et une allure altière

De sa hanche se dégageait une essence fruitée et lorsqu’elle dansait  se dessinait  un carré de roses

Ses pieds caressaient la paroi avec sensualité  et nous offraient un dessert vanillé

Tout son corps était un fruit savoureux  à la fois goûteux avec un brin d’épices des îles

Une géométrie savante de cœur fraise nous envahissaient et le tango prenaient une couleur rosée de printemps

De délicates fleurs blanches s’épanchaient en vrilles musicales sous le soleil                                                  C’était une journée où il était de bon ton de ramener sa fraise !

 

6 mai 2013

Sylvia Desbois

 

Dame aux roses

16 février 2014

048

paracha khoref

30 novembre 2013

Paracha khoref                Sylvia Desbois

 

mimosas de neige

vol en soucoupe de canards sauvages

toile de givre dentelle rose de Noël

poudre levée sur les bouleaux

baisers glacés dans un pin d’Himalaya

des jours et des jours crochent des triolets en ballades

jeunes filles en fioritures

baladins d’un jour

Renée  Gottlieb robe de livres et mesures danse le Boléro de Ravel près du cube

un jour égale mille ans

- qui tirent les ficelles des pantins humains ?

- la femme ne sert son temps que lorsqu’elle le dépasse…

- vous venez de quel temps ?

- une quadrature…

- et le cercle ?

- c’est un point dans l’espace sidéral

shème thème de la Rose

dans le triangle d’été le stelle   j’aime le monde ému de votre bouche

avoir des connaissances au-delà des sens…

Délos où l’on ne peut mourir

l’enfant ne peut naître    le sang ne peut courir dans les sillons de la terre

blancheur immaculée d’un paysage d’hiver

Triade Apollinienne gravée dans l’écorce d’un baobab immortel

l’Afrique chante le silence d’une perle de culture       

poème  du  jour  n°93      25 décembre 2011        EDITIONS   SCHWAE

paracha kaïtz

30 novembre 2013

Paracha kaïtz                             Sylvia Desbois

 

soleil de lune sur tournesols

épis de blés ouverts aux belles de nuit aux doux parfums

glisse un escargot de trèfles à quatre feuilles

- quelle attitude devant l’avenir ?

-marcher parmi les Roses…

Une mésange laisse un voile dans le ciel

Je suis simplement dans la lune

du haut de ma lune je note tout de mon crayon

volutes de pois de senteur

Un rosier venu de l’oubli coule de ma mémoire en fontaine de Roanne

-vous souvenez-vous quand nous étions grimpants avec la vigne, quand vous veniez vous mettre au frais à l’ombre du marronnier de Saint-Romain-d’Urfé

-oui,  je me souviens de tout, de l’horloge du salon qui décomptait le temps, des papillons qui nous éclairaient la nappe de givre…

badinerie de cosmos

mauve officinale pour les Désespoir-des-peintres

pivoines au pied d’une Pipe de Saint-Pierre

de frêles monnaies du Pape évente un air de liberté

la lune se voile sous le couvert d’une phrase

Textes apocryphes, griffe de l’apôtre, trace de son stylet les bribes d’un chemin incertain

immortels en procession clé de sol en main se piquent d’une belle de jour

Rose de Bavière ?

Rosa Luxemburg ?

quand s’élève le jour, regardons la ligne d’horizon

ce matin jour de chance des oiseaux migrateurs

poème  du jour  n° 42      20  août 2011          EDITIONS  SCHWAE

coeur îlot du 15ème

15 août 2012
coeur îlot du 15ème 010-300x225
037-4-225x300
photo jluc lavrille

lumière d’août

14 août 2012
lumière d'août 0111

photo Sylvia Desbois

21 avril 2012

 Paracha stav 

 

 

Chère route des feuilles…

Dans la forêt        hêtres pourpres

revêtent  teinte d’Octobre

envoie l’écho aux autres essences

dansent  couleurs d’automne

invite le promeneur solitaire à découvrir les trésors qui se cachent  

 

 

Les feuilles ont écrit le fil des siècles  

naissances

renaissances

houlette d’ Eole          

caressent  écorce        arbre de Vie

enfants chapeautés        cachés sous  feuilles

Marguerite sylvestre s’aventure parmi les végétales dans la lumière

robe nourrie d’amour aux feuilles qui l’honorent

           

Kipourim verra        le pont des soupirs

est-ce Terre ?

de mille en mille feuilles traversent

les strates du temps

 

Quelle est la mesure du souvenir ?

quadrille de l’Opéra

souris…

 

 

éthique de la Rose tactique d’une Rose

 

rachis homo faber

fa        do ré mi fa (gestuelle)

couronne fées et gestes            

un Juste ; Docteur Raymond Labouré chemine l’Idée : andiamo piano piano

le cœur sait ce que la raison ne connait pas…

 

               

Ruth        aime t’aime Vie gravinée

petits riens mozartiens

ars della mano

 

feuilles à feuilles notes        dièses

 

poème du jour n°78

20 mars 2011  

Sylvia Desbois

éditions de l’atelier de l’agneau

Paracha aviv

19 avril 2012

 

 

nez     sens des fleurs

lien végétal sur le mur de vie

marguerites odorantes

il faut germer

pour que s’égrène une pensée

Un jour est un iris

note fleurie

petit matin ouaté

maçonne les cœurs de l’espoir

parfums nuités du seringat

rayon de lune sur impatiens

tapis de violettes insoumises

coucous à perte de vue dans le pré

kippa sourire :

− quelle est la mesure du temps ?

− danse    l’arche

une fricassée de pâquerettes

s’amourachent d’un bleuet libre penseur

la rose est un bouton de cultures…

femme coquelicot :

− kippa sourire où sont les résistantes printanières ?

− elles dansent le  G D Y  avec la pomme bleue…

Un poisson porte-bonheur fait le guêt !

lesbien sage !

clochettes muguet encensent les destinées d’une douce senteur

diffuseur de lavande

A.b.    do ré

portées silencieuses, bouquet d’anémones

roses de l’An neuf !

réveillez vous !

œil six      œil trois

sur quel pied dansez vous ?

sommes osbons

avons triangle sus-tentation sous voûte plantaire

entrechat royal

trésor du Vatican

quand t’y vas ?

nuit et jour l’âme se balade

dans les sallles des mots perdus

pause      pas perdus

clé de voûte lettre pi      ordonnance le devenir

Notre Dame des Victoires chante l’hymne à la joie

le corps rend ici et maintenant

l’Avent et l’Après

                                                                        

 

       15  août  2010                                                                   

 

 poème du jour  n°   75   - 

éditions de

l’atelier de l’agneau                                                                                         

 

 

 

                 Sylvia  DESBOIS

balade parisienne dans le quinzième

31 janvier 2012
balade parisienne dans le quinzième 232-225x300

Photo Sylvia Desbois

7 décembre 2011

très tôt j’ai compris que pour avancer il me fallait une chaise…

Sylvia Desbois

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